Un Noël sans Amazon, est-ce possible ?

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Le modèle Amazon de vente en ligneQuand le géant du e-commerce rencontre des grains de sable

Aujourd’hui quand les pure-players déclarent jusqu’à 40% de chiffre d’affaires réalisés sur les places de marché et que beaucoup s’inquiètent des progressions importantes de leurs ventes sur les mêmes marketplaces, se profilent un risque nouveau. Si les Internautes n’allaient plus sur Amazon
Et oui, nous avons plutôt l’habitude de poser le problème dans l’autre sens, à savoir comment diversifier ses canaux de vente afin d’éviter un risque de dépendance. La solution étant souvent la même, on multiplie le nombre de places de marché pour diluer le risque, personne n’imaginerait se priver de la dynamique de croissance qu’elles représentent.

Mais si les clients abandonnaient Amazon

Pourquoi les clients pourraient refuser d’acheter sur Amazon. Il y a peut-être avant tout la maturité des consommateurs en ligne. Évidemment, c’est pratique d’acheter une machine à laver, une paire de baskets, un livre et un plateau de fromage en faisant une seule carte bleue, comme dans un super-marché en périphérie. Mais à qui achète-t-on réellement ? Problème que découvrent bons nombres de consommateurs lorsqu’il est question de faire une réclamation, un retour ou une réparation…
On peut se dire qu’avec Amazon, le risque devient de moins en moins important du fait qu’Amazon vend en direct les produits qui marchent bien. Et merci aux marchands qui ont pris le risque de les faire découvrir et qui pour cela ont donné une mine d’informations aux places de marché…

Pourquoi faire sans Amazon ?

Parce que le modèle est perfectible, son créateur annonçait d’ailleurs que chaque erreur lui a coûté plusieurs milliards de dollars. Au fait, c’est quoi une erreur Amazon ? Quelle répercussion pour le marchand ou le client. On ne saura pas…

Mais peut-être que les salariés en savent quelque chose ?

Livraison Amazon

Photograph: Chris Radburn/PA

En effet, les salariés allemands ont multiplié les mouvements de grève depuis le printemps 2013 sur la base de revendications pour améliorer les conditions de travail et les salaires. Il faut noter que l’Allemagne est la base Amazon la plus importante en dehors des Etats-Unis, soit 9000 salariés (15000 avec les intérimaires).
Souvenons-nous du témoignage de ce salarié français qui avait calculé et réaliser qu’il effectuait 10km par jour et forcément à pieds…

Amazon améliore les conditions de travail ou la rentabilité

Pour les fêtes de fin d’année, Amazon avait annoncé avoir recours à des robots pour optimiser la logistique. Ainsi, Amazon aurait embauché 15000 robots pour faire face à l’afflux de commandes aux Etats-Unis. Ce qui tendrait à prouver qu’Amazon est conscient des difficultés qui existent dans ces différents dépôts. Notons que le Figaro, référence en la matière s’il en est titrait :

Plus dociles et moins coûteux !

D’ailleurs, les syndicats allemands avaient appelé les salariés américains à les rejoindre dans leur lutte. Le début d’une Internationale chez les grévistes d’Amazon ? Pour les mêmes maux il y a toujours les mêmes solutions…

Un mouvement : ” Non à Amazon ”

Et voilà que l’Angleterre s’est également organisée autour d’un refus collectif d’Amazon. Tout est parti du collectif Anonymous Amazon et ce dès le mois de novembre. Une pétition en ligne propose d’affirmer son soutien à la cause en indiquant le montant des dépenses habituelles. Et donc, à ce jour, ce serait :

£ 3.072.320 perdues pour Amazon

Anonymous Amazon

Les propos des anti-Amazon sont évidemment les conditions de travail et les salaires pratiqués par Amazon, le fait qu’Amazon ne paie pas ses impôts et qu’Amazon tue le commerce local… Les Anonymous Amazon ont d’ailleurs prévu des solutions de repli pour consommer éthique. Nous ne sommes pas face à de dangereux alter-mondialistes 😉

Que penser d’Amazon ?

Côté marchand, chacun pèse le danger de vendre ou de ne pas vendre sur Amazon. Cette phase de recrutement clients est très importante et doit correspondre à un positionnement stratégique, pour l’équilibre du chiffre d’affaires mais aussi en terme de coût d’acquisition client. Les places de marché ont un coût, ne l’oublions pas. Et si les e-commerçants vont sur les places de marché c’est avant tout pour y trouver les clients qui ne viendraient pas spontanément chez eux. Alors si jamais les clients changeaient leurs habitudes, une fois de plus, il nous faudra nous adapter.
Dans le webmarketing, ce sont bien les usages qui influencent les stratégies des marketeurs et jamais l’inverse, non ?
Nous découvrons beaucoup de projets e-commerce sans site Internet à la base du projet, l’actualité va peut-être nous amener à reconsidérer l’importance d’une boutique en ligne sur un projet saisonnier ou durable…

 

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